Vétérinaire

18 de Julho de 2018 | Setores de actividade no Luxemburgo | Jessica Heitz

Le vétérinaire, médecin du meilleur ami de l’homme

De plus en plus de personnes adoptent un chien ou un chat. Il n’est plus possible aujourd’hui de concevoir la vie quotidienne sans les animaux de compagnie.

Si Médor ou Félix sont malades, on les emmène, comme pour les personnes, chez le médecin, ici le vétérinaire. Jean Schoos, vétérinaire spécialisé passionné explique que cette profession, bien qu’elle ne soit pas la plus simple, est la plus intéressante.

« Toute personne souhaitant suivre une formation de vétérinaire doit aller étudier à l’étranger, et la plupart des étudiants le fait dans les autres pays germanophones. La Belgique était auparavant très populaire. Cela dit, comme nos voisins belges fonctionnent selon un système de tirage au sort qui leur est propre, il est devenu difficile d’obtenir une place pour étudier en Belgique ».

Chaque étudiant a le choix entre les animaux d’élevage, c’est-à-dire les animaux agricoles tels que les vaches et les porcs, et les petits animaux, c’est-à-dire les animaux de compagnie de toutes sortes tels que les chiens, les chats et les lapins.

Parcours d’études et spécialisation

Au Luxembourg, nous n’offrons malheureusement pas d’opportunité d’études aux jeunes qui s’intéressent à une formation de vétérinaire. Cette formation dure en général six ans et est divisée en deux spécialisations. Chaque étudiant a le choix entre les animaux d’élevage, c’est-à-dire les animaux agricoles tels que les vaches et les porcs, et les petits animaux, c’est-à-dire les animaux de compagnie de toutes sortes tels que les chiens, les chats et les lapins. Ces dernières années se sont également ajoutés à cela les NAC (nouveaux animaux de compagnie) tels que les serpents, les lézards et les araignées.

“Bien sûr, les chiens et les chats sont encore largement dominants, toutefois de plus en plus de personnes adoptent des reptiles et viennent donc nous consulter au cabinet”

Jean Schoos, vétérinaire et président de l‘Association des médecins vétérinaires du Grand-Duché de Luxembourg

« J’exercer depuis 25 ans dans la médecine vétérinaire porcine et il y a trois ans, je suis devenu vétérinaire spécialisé. À l’époque, la spécialisation dans la médecine vétérinaire porcine était une véritable niche sur le marché. Aujourd’hui, elle est un peu moins demandée », évoque Jean Schoos, vétérinaire et président de l‘Association des médecins vétérinaires du Grand-Duché de Luxembourg.

À l’origine, le cabinet de Berdorf était un cabinet exclusivement campagnard qui s’occupait d’animaux agricoles. De nos jours, les vétérinaires qui y exercent traitent 80 % de petits animaux. Au Luxembourg comme à l’étranger, les fermes se font de plus en plus rares, les besoins des personnes ayant des animaux ont donc évolué. « Actuellement, les animaux de compagnie sont plus courants que les animaux agricoles et jouent donc un rôle plus important qu’il y a 30 ans. D’un point de vue historique, la profession de vétérinaire est un véritable spectacle. Il y a trente ans, la profession comptait majoritairement des hommes étant donné qu’il fallait s’occuper de vaches et de chevaux, ce qui exigeait une certaine force physique. Actuellement, il existe plus de femmes vétérinaires que d’hommes. Ce sont la philosophie de vie mais aussi l’évolution de l’élevage des animaux qui sont à l’origine de ces modifications. »

Inversion des genres

Après les tendances individuelles, les vétérinaires actuels se sont rassemblés en grandes structures et cliniques afin que chacun puisse prendre en charge un domaine. Comme la plupart des patients ne pèsent que quelques kilos, voire quelques grammes, cette profession peut désormais facilement être exercée par des femmes et permet également facilement un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ce phénomène a commencé à la fin des années 1970. Actuellement, seuls 5 % des étudiants vétérinaires sont des hommes.

La féminisation de la profession s’explique également par le fait que d’un point de vue statistique, les femmes obtiennent de meilleurs résultats scolaires et que leur instinct protecteur est plus prononcé. En ce qui concerne l’amour des animaux, il n’est pas possible de constater de différence entre les hommes et les femmes. Les animaux de compagnie ont aujourd’hui une très grande valeur affective mais aussi, bien sûr, matérielle, tandis qu’auparavant, les chevaux et les vaches du fermier étaient plutôt considérés comme des bêtes de somme.

Les animaux vivant des dans terrariums sont très en vogue actuellement, tout comme les oiseaux, ce qui nécessite de plus en plus de spécialistes.

Formation continue régulière

Il est très important dans cette profession de toujours continuer à se former. Comme les espèces constituant des animaux de compagnie ont beaucoup évolué au cours des dernières années, les vétérinaires doivent pouvoir rester à jour en matière de connaissances et ils peuvent même découvrir de nouvelles préférences. Les animaux vivant des dans terrariums sont très en vogue actuellement, tout comme les oiseaux, ce qui nécessite de plus en plus de spécialistes. « Même si notre pays est petit, nous disposons de nombreux spécialistes », sa félicite Jean Schoos.

Pour devenir vétérinaire, il faut disposer de certaines compétences, notamment un intérêt pour les sujets scientifiques, mais aussi une grande empathie, et ce non seulement pour les animaux, mais aussi pour leurs propriétaires. Il est possible de comparer le métier de vétérinaire à celui de pédiatre. Tout comme les chats et les chiens, un bébé ne peut pas expliquer ce qui ne va pas et le parent et le médecin doivent trouver ensemble où est le problème. Il est également primordial de mener une réflexion économique. « Même si on exerce la profession par passion, il faut pouvoir payer ses factures à la fin du mois », explique J. Schoos.

Le Luxembourg compte 240 vétérinaires. Chaque année, 10 à 15 % de jeunes vétérinaires s’ajoutent à ce chiffre. La moitié de ces vétérinaires reviennent au Luxembourg pour y travailler, l’autre moitié travaille dans le pays où elle a étudié. Le besoin de vétérinaires est toujours présent dans le pays. Il s’agit donc d’une profession d’avenir qui ouvre beaucoup de portes à ceux qui l’exercent. Tout est possible, du vétérinaire dans une clinique s’occupant de petits animaux, au vétérinaire réalisant des inspections alimentaires. La recherche a également toujours besoin d’une relève. Intéressant et varié sont donc deux adjectifs parfaits pour caractériser la profession.

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