Hôtellerie

27 de Junho de 2018 | Setores de actividade no Luxemburgo | Claude François

Plurilinguisme et formation continue

Le secteur de l’hôtellerie propose des opportunités d’emploi intéressantes – en particulier pour le personnel hautement qualifié.

« Dans le secteur de l’hôtellerie, on recherche plus d’employés que l’on en embauche », confirme le secrétaire général de l’Horesca, François Koepp, à l’occasion de la première partie de notre série consacrée aux opportunités d’emploi dans le secteur HoReCa.

La pénurie d’employés luxembourgeois qualifiés concerne également la gestion hôtelière. « Cette pénurie se retrouve dans des départements comme le management, les ventes et le marketing », explique F. Koepp. De nombreux postes ne peuvent pas être pourvus par des Luxembourgeois parce qu’ils suscitent trop peu d’intérêt ; c’est la raison pour laquelle nous devons souvent avoir recours à des employés qualifiés originaires de l’étranger.

À la recherche de spécialistes

« Les hôtels tentent de trouver des Luxembourgeois possédant la formation nécessaire », poursuit Koepp, « et certains d’entre eux sont des techniciens hôteliers qualifiés, parfois avec un diplôme de master et une certaine expérience ». Ces personnes-là trouvent un emploi. Le secteur est également soumis aux fluctuations et il peut donc arriver qu’à l’heure actuelle, seuls quelques employés de ce type soient nécessaires, tandis qu’ils seront peut-être une douzaine l’année prochaine. Il n’est pas rare que ces personnes-là restent dans les grandes chaînes d’hôtels et passent par les académies internes afin d’effectuer une formation complémentaire et d’atteindre les qualifications nécessaires.

Les perspectives sont également excellentes dans le département du management, « il doit toujours y avoir un chef d’orchestre ». C’est également le cas du département des ventes, « même si le nombre de postes nécessaires dans le Channel Management pourrait diminuer », craint François Koepp. Ces employés s’occupent principalement de la politique tarifaire, ils comparent en permanence le marché et l’offre de la concurrence, et modifient souvent les prix plusieurs fois par jour : « Il y a fort à parier que la numérisation prendra en charge une grande partie de ce travail ».

Un emploi de réceptionniste nécessite une bonne formation. F. Koepp conseille aux personnes intéressées par ce type de poste d’effectuer leur cursus scolaire au Lycée Technique Alexis Heck à Diekirch. « On doit apprendre à comprendre ce que le client désire, étant donné que selon ses origines, des souhaits pour le moins singuliers peuvent être exprimés ».

Un emploi de réceptionniste nécessite une bonne formation. On doit apprendre à comprendre ce que le client désire, étant donné que selon ses origines, des souhaits pour le moins singuliers peuvent être exprimés.

À tous les niveaux

Pour ce faire, le plurilinguisme joue un rôle essentiel. C’est notamment le cas pour la réception et l’enregistrement, et au niveau du back-office, comme par exemple au sein du département des ventes. Il n’est pas rare que les employés qui ont travaillé pendant plusieurs années à la réception occupent ensuite un poste au niveau du back-office, où ils peuvent mettre à profit leur expérience avec les clients. De nombreuses chaînes d’hôtels proposent ce type de formations continues. Autre avantage de ce travail : il permet également de travailler dans de nombreux pays.

Dans le secteur de l’hôtellerie, le français est certes important, mais la maîtrise de plusieurs langues est essentielle dans un pays plurilingue comme le Luxembourg. « L’anglais est particulièrement important et doit impérativement être amélioré », objecte Koepp. Il ajoute qu’au cours des dernières années, l’allemand a également gagné en importance. Il est clair pour lui que «».

“ Le plurilinguisme pratiqué dans les écoles luxembourgeoises constitue un avantage pour les élèves lors de leur recherche d’emploi.”

François Koepp - Secrétaire Général de l’Horesca

Concierge, un métier noble

L’un des emplois les mieux payés dans un hôtel est celui de concierge. « Il doit posséder d’excellentes connaissances du pays, des gens et de la ville. Un concierge doit également savoir ce que les clients désirent dès lors qu’il les rencontre. Et comment il peut les satisfaire », illustre Koepp. Ces personnes « pluri-potentielles » sont cependant uniquement présentes dans les hôtels quatre ou cinq étoiles et dans le secteur du luxe : « Dans les autres hôtels, c’est le propriétaire qui endosse ces responsabilités ».

Y a-t-il suffisamment d’hôtels ?

Selon François Koepp, les experts du tourisme MICE considèrent que le Luxembourg ne dispose pas d’un nombre suffisant d’hôtels pour attirer le tourisme de conférences. « Dans la capitale et les environs proches, les hôtels sont d’ores et déjà réservés aux réservations standard à hauteur de 60 pour cent par an. La capitale à elle seule compte près de 3 850 chambres, dont seulement 1 500 sont mises à disposition du tourisme de conférences.

Dans de nombreux établissements, le taux d’occupation est cependant bien plus élevé, de sorte qu’un nombre de chambres encore inférieur est mis à la disposition des participants aux congrès. Vient s’ajouter à cela que le taux d’occupation de 60 pour cent est calculé sur une semaine entière, mais les hommes d’affaires sont principalement au Luxembourg en semaine, et ce taux d’occupation atteint 90 pour cent pendant les jours de semaine. Avec 400 chambres disponibles, il est tout simplement impossible d’organiser un grand congrès ! ».

Selon cette perspective, il est essentiel de construire plus d’hôtels au Luxembourg. « Certains hôteliers ne sont cependant pas de cet avis », explique F. Koepp, « d’autres sont convaincus que plus de chambres sont nécessaires et tentent de déterminer si ces nouveaux hôtels devraient appartenir à la catégorie quatre étoiles ou au segment luxe des cinq étoiles ».

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