Aucune séparation claire entre les genres

16 de Julho de 2018 | Setores de actividade no Luxemburgo | Bettina Opretzka

Comparaison entre la gynécologie et l’urologie

Pour de nombreuses patientes, les visites régulières chez le gynécologue font désormais partie de la routine. Le « médecin spécialisé en gynécologie et en obstétrique » comme l’indique son titre officiel, est un médecin spécialisé dans les maladies sexospécifiques de la femme dans le domaine de la gynécologie, dont l’obstétrique constitue un sous-domaine.

Les femmes le consultent en général pour la première fois au moment de leur entrée dans la maturité sexuelle et retournent régulièrement dans son cabinet tout au long de leur vie : que ce soit parce qu’elles souffrent de maladies au niveau des organes sexuels internes ou externes, pour des raisons de dépistage du cancer ou parce qu’elles se posent des questions sur la sexualité et la contraception.

En matière d’obstétrique, le gynécologue est responsable de la surveillance de la grossesse ainsi que de la préparation, du déroulement et du traitement postérieur des naissances. Le traitement des maladies du sein féminin, y compris les dépistages correspondants, et la prise en charge des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant comptent également parmi les tâches du gynécologue.

Un pour tous

Tout comme la gynécologie, l’urologie est également un sous-domaine de la médecine. Pour faire simple, on pourrait la qualifier d’« équivalent masculin de la gynécologie », puisqu’elle porte notamment sur les organes sexuels masculins, c’est-à-dire les testicules, l’épididyme, les canaux déférents, la vésicule séminale et la prostate.

Étant donné que l’urologie comprend également l’examen et le traitement des organes produisant l’urine et en assurant l’excrétion (les reins, la vessie, l’uretère et l’urètre), des patientes de sexe féminin consultent également l’urologue dès lors qu’elles souffrent de maladies des reins, de la vessie ou de l’urètre. Les patients masculins se rendent quant à eux dans un cabinet de gynécologie dans le cadre d’un traitement de la stérilité ou en cas de maladies du tissu glandulaire, par exemple. En effet, environ un pour cent des cas de cancers du sein enregistrés au Luxembourg concernent des hommes.

Étant donné que l’urologie comprend également l’examen et le traitement des organes produisant l’urine et en assurant l’excrétion (les reins, la vessie, l’uretère et l’urètre), des patientes de sexe féminin consultent également l’urologue.

Diversité médicale

L’urologie et la gynécologie sont des sous-domaines de la médecine opératoire. Leur spectre d’action regroupe entre autres les interventions laparoscopiques (chirurgie de la région postérieure de l’abdomen, ablation des kystes ovariens, etc.), le traitement et l’ablation des tumeurs et des excroissances, les ablations de la vessie ou de l’utérus, la destruction des calculs rénaux ou la ligature des trompes à des fins de stérilisation.

Les urologues et les gynécologues utilisent diverses méthodes d’analyses. Comme chez tout autre médecin, un entretien approfondi, qui permet au médecin d’obtenir un aperçu détaillé de l’état de santé de son patient, doit être effectué au début de chaque consultation. C’est seulement par la suite qu’a lieu l’examen corporel, adapté aux éventuels problèmes de santé et à l’âge du patient, lors duquel les symptômes et les signes de maladies nécessaires à l’établissement d’un diagnostic complet sont collectés.

Outre l’examen visuel et la palpation, ces deux spécialités ont recours aux ultrasons pour obtenir une image des organes internes. Parfois, des cystoscopies ou des radiographies complémentaires sont réalisées. Là où le gynécologue prélève des échantillons tissulaires ou cellulaires à la surface de la muqueuse (frottis), l’urologue analyse des échantillons urinaires et sanguins. Les infections fongiques peuvent être détectées à l’aide d’analyses microscopiques.

La gynécologie comprend en outre un grand nombre de procédures de traitement conservatrices (thérapies hormonales, mesures de contraception ou, au contraire, de traitement des couples souffrant d’un désir d’enfant inassouvi).

Connaissances nécessaires

Comme pour tout autre formation de spécialiste, les urologues et les gynécologues doivent tout d’abord suivre les six ans d’études élémentaires en médecine avant de pouvoir se spécialiser dans leur domaine de prédilection. En fonction de la spécialité choisie et du pays où l’on étudie, la formation spécialisée dure entre cinq et six ans, dont plusieurs années doivent être effectuées en service ambulancier. En effet, dans ces deux branches, la réalisation d’un certain nombre d’opérations et de procédures doit être démontrée afin d’être accepté à l’examen de spécialiste.

Suite à cette admission et à la réception de l’autorisation à exercer – délivrée par le Ministère de la Santé au Luxembourg – il est possible d’obtenir diverses qualifications supplémentaires dans ces deux domaines de spécialité. En gynécologie, il s’agit notamment de la médecine prénatale, de la sénologie (science du sein féminin) ou même de l’urogynécologie, qui présente des recoupements avec l’urologie et peut également être obtenue par les urologues. L’urologue peut quant à lui se spécialiser en urologie pédiatrique ou poursuivre sa formation sur des sujets tels que la « prostatectomie laparoscopique » ou la « thérapie tumorale médicamenteuse ».

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