La formation professionnelle

4 de Julho de 2018 | Carreira & Procura de emprego | Christopher Arimont

Développement de la formation professionnelle au Luxembourg

L’histoire de la formation professionnelle au Luxembourg est étroitement liée à l’histoire de la Chambre des Métiers.

Parmi les principales missions de la Chambre des Métiers, on trouve entre autres l’organisation et l’animation de la formation professionnelle sur le territoire national. De cette manière, nous sommes parvenus à assurer la relève et la pérennité de l’artisanat.

« Une autre de nos missions principales consiste à transmettre notre avis sur chaque projet de loi et à contribuer ainsi activement à ces projets », rapporte Daniel Schroeder, conseil de direction de la Chambre des Métiers. « Non seulement ceux qui concernent directement la Chambre et ses métiers, mais également ceux qui touchent des thèmes généraux et socio-politiques tels que la mobilité ou la nationalité. Cependant, nous faisons bien entendu toujours cela du point de vue de l’artisanat et de ses entreprises sur le territoire du Grand-Duché. Cette collaboration passe au crible les conséquences de ces projets sur chacun des secteurs et leurs acteurs (entreprises, entrepreneurs, collaborateurs et apprentis) et leur garantit ainsi un avantage maximal et un certain degré de sécurité. »

La loi de 2008 a également contribué à l’abolition des traditionnels examens finaux.

Réformes actuelles

En octobre 1945, une loi sur la formation professionnelle, qui est restée en vigueur jusqu’en 2008 – et qui a encore été appliquée sporadiquement jusqu’en 2012 –, a été mise en place. Le gouvernement de 1974 a confié la formation professionnelle au Ministère de l’Éducation. La loi sur l’enseignement secondaire technique, qui introduisait une série d’éléments nouveaux, comme par exemple l’apprentissage spécifique pour les adultes, a quant à elle été rédigée en 1990 (loi modifiée de 1990 sur l’introduction de l’apprentissage adulte).

« Tous les textes de loi dans ce domaine ont toujours une conséquence directe sur la formation professionnelle. C’est notamment et avant tout le cas de la restructuration de la formation professionnelle de 2008 », explique Schroeder. Entre autres, c’est cette restructuration qui a entériné « le principe de partenariat » entre la « Chambre des Salariés », la « Chambre des métiers » et le « Ministère de l’Éducation ». Ces trois organisations jouent le rôle de piliers de la formation professionnelle au Luxembourg et travaillent en étroite collaboration.

En outre, le système de matières a été aboli, les cours ont été organisés selon le principe de la formation modulaire, et une évaluation orientée vers les compétences a été introduite. Tout cela s’est produit à une époque où la perception de la formation professionnelle par l’Union européenne a évolué. On a décidé d’évaluer les formations en fonction des compétences concrètes acquises, et non plus seulement des connaissances, en gardant toujours à l’esprit la capacité d’insertion professionnelle des apprentis. Nous évoquons ici le principe 70/90 de l’artisanat luxembourgeois : 90 % des apprentis trouvent un emploi après leur formation. 70 % trouvent même cet emploi dans l’entreprise qui les a formés. À l’échelle européenne, nous sommes par conséquent très forts, ce qui constitue un excellent point. »

“90 % des apprentis trouvent un emploi après leur formation. 70 % trouvent même cet emploi dans l’entreprise qui les a formés.”

Daniel Schroeder, Conseil de Direction de la Chambre des Métiers

La loi de 2008 a également contribué à l’abolition des traditionnels examens finaux. Ces derniers ont été remplacés par des projets intégrés : le PII (Projet Intégré Intermédiaire) et le PIF (Projet Intégré Final). Dans le cadre de ces projets, la théorie et la pratique sont intimement liées. Ainsi, les candidats doivent lire attentivement des projets individuellement, les comprendre, les planifier, les exécuter et les évaluer.

« En tant que Chambre des Métiers, nous respectons ce principe, car nous nous sentons responsables vis-à-vis des entreprises et de leurs apprentis. Nous souhaitons que chaque candidat(e) bénéficie de la meilleure formation possible, adaptée à notre époque. Parallèlement, nous voulons donner aux différentes entreprises la possibilité d’embaucher un personnel qualifié. Nos résultats actuels nous soutiennent dans notre manière de procéder.

Nous examinons chaque thème, l’analysons de plus près, nous forgeons notre propre opinion et prenons finalement position à ce sujet. Ce faisant, il peut arriver que nous ayons un avis divergeant de celui du Ministère de l’Éducation. Mais c’est ainsi que se déroulent les choses. On discute et on élabore ensemble des solutions, en s’assurant avant tout de ne jamais perdre de vue le bien de l’artisanat, de ses entreprises et de ses employés, ainsi que des apprentis.

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